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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 01:07
Vos serviteurs ne vous ont pas tellement tenu au courant de leurs faits et gestes ces derniers temps, mais pour une bonne raison : nous sommes en entraînement-commando pour gravir le très peu connu volcan Ixtaccíhuatl, voisin du – plus connu – Popocatépetl, tous deux situés entre les villes de Puebla et Mexico.

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Depuis que nous avons commencé notre voyage, si par malheur Marion prononce le mot « volcan », ma réponse est immédiate et sans appel : je veux monter !!! Bilan : promenade sur un vieux et petit volcan gardien du lac de Patzcuaro ; randonnée équestre sur le plus jeune volcan du monde, le Paricutin ; vaine recherche parmi les nuages du volcan San Martin et enfin récente ascension du volcan Ixtaccíhuatl qui culmine à 5220 mètres.

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Avant de commencer le récit de nos exploits, un peu de culture, voici la légende de ces deux volcans :

Dans la mythologie aztèque, Popocatépetl est un guerrier amoureux d’une princesse appelée Ixtaccíhuatl. Le père d’Ixtaccíhuatl envoie Popocatépetl tuer un ennemi de leur tribu en lui promettant la main de sa fille s’il revient, le père pensant que c’est impossible. Popocatépetl s’en va, et quand on affirme à Ixtaccíhuatl qu’il est mort, elle meurt de chagrin. Vous imaginez bien qu’en fait Popocatépetl n’est pas mort ! Quand il revient, il meurt lui aussi de chagrin en apprenant la perte de sa bien-aimée. La légende ajoute que les dieux recouvrirent leurs corps de neige et les changèrent en montagnes. Ixtaccíhuatl fut appelée « femme endormie », à cause de sa ressemblance avec un corps de femme allongé. Popocatépetl devint le volcan du même nom, faisant pleuvoir le feu sur terre, mis en rage par la mort de sa bien-aimée.

Fin de la parenthèse… Passons aux choses sérieuses : lundi matin nous retrouvons notre guide dans le village d’Amecameca au pied des volcans. Une petite heure de voiture nous permet de rejoindre un refuge à environ 3900 mètres, afin de nous familiariser avec l’altitude. Pour cela, au programme de la journée : balade, sieste sur un rocher chauffé par le soleil et découverte de la flore et la faune locale - comme dans la mer, mais ici ce ne sont pas les poissons qui volent...

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Pour couronner cette agréable journée, un magnifique coucher de soleil. Je ne résiste pas à la tentation de mettre deux photos pour le prix d'une. Les votes sont ouverts ! Laquelle est la meilleure ?

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Le lendemain matin, tout aussi parfait, sauf que le soleil se lève. Admirez au lointain les volcans La Malinche et le Pico de Orrizaba, émergeant de la brume...

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En milieu de matinée, départ pour un autre refuge située à 4730 mètres, une ascension de 800 mètres pour une distance d’à peine 3 kilomètres. Très vite nous sommes ramenés à la réalité : on ne marche pas de la même façon à ces altitudes. Des petits pas de la longueur d’une chaussure sont un grand maximum afin de pouvoir se déplacer sans étouffer ou mourir épuisé.

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A 4200 mètres rares sont les traces de vie qui subsistent, un peu de mousse et une coccinelle visiblement perdue.

Après 3h30 de marche nous arrivons au refuge, vidés et écrasés par la version mineure mais douloureuse du mal des montagnes (migraines et nausées).

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L’après midi s’écoule, nous nous reposons et attendons que le soleil se couche. A 18 heures, dîner – enfin une soupe instantanée ; à 19 heures, dodo. Et oui !!! Demain réveil à 2 heures du matin afin d’arriver au sommet du volcan pour le lever du soleil.

Bien avant l’aube, quelle bonne surprise ! Si la veille, le chemin nous avait paru difficile, ce matin la marche est bien souvent plus proche de l’escalade que de la marche.

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Après 2 heures d’ascension, nous arrivons au premier genou de madame Ixtaccihuatl à 5010 mètres.

Vue superbe sur les villes de Puebla et Mexico éclairées de millions de bougies – car si vous avez suivi, il fait encore nuit à 4h30 du matin...

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Un seul problème, je suis atteint du mal des montagnes et sommes contraints à rebrousser chemin. Je suis désolé, votre humble serviteur a fait tout ce qu’il pouvait mais il manquait encore 2 ou 3 heures de marche jusqu’au sommet, et après il y a le retour !

Si l’ascension nous a paru bien longue, la descente a paru bien davantage, notamment pour nos petits genoux qui ont beaucoup souffert.

Malgré tout cela, nous avons été séduits par notre première expérience en haute montagne. A renouveler !

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