Mexique

Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 05:13
Rêver ne coûte rien... Si nous devions habiter à DF, nous choisirions donc l'un des quartiers les plus chics de la capitale : San Angel.

Peut-être un peu excentré, mais tellement joli avec ses belles maisons et ses rues pavées à l'ombre des arbres fleuris !

Le soleil et le bruit de la ville eux-mêmes semblent baisser d'un ton lorsqu'ils parcourent ces petites ruelles paisibles...




Beaucoup d'espaces verts où se laisser aller au rêve, notamment le très beau jardin de l'église San Jacinto.


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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /2009 19:33

A ça !

    


Dans les boutiques, on vend des articles à 99,99 pesos… mais cela signifie 100 : les vendeurs n’ont pas de centimes – et mis à part les pièces de 10 cents, nous n’en avons jamais eu non plus.


Ensuite, des pièces de 50 cents, 1, 2, 5 et 10 pesos




Puis les billets de 20, 50, 100, 200 et 500 (du moins pour ceux que nous avons manipulés). Les nouveaux billets (surtout 20 et 50) ont des parties transparentes et sont indéchirables (j'ai essayé...)




Les vendeurs de tacos ou tamales, dans la rue, utilisent un petit sac plastique pour isoler leur main de l’argent qu’ils gagnent ou le change qu’ils nous rendent. Vous avez déjà vu cela en France ?

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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /2009 07:30

Nous ne voulions pas séjourner à DF sans voir un spectacle de Lucha Libre... Mais qu'est-ce que la Lucha Libre ? Explication ci-dessous, n'ayant pu prendre de photos pendant le show.

C'est une sorte de catch, où les gentils et les méchants s'affrontent - rassurez-vous, le gentil gagne toujours - dans des combats très impressionnants mais totalement sans danger. Ce concept n'a pas encore été importé en France, voici donc ci-dessous le mode d'emploi pour faire vous-même un spectacle de Lucha Libre. Ce sera la meilleure des illustrations.

Les ingrédients sont simples :
- il faut 6 gaillards pour faire les luchadores (3 gentils et 3 rudos). De préférence bien musclés (abdos Kro ou abdos tout court). Plus le luchador est jeune et musclé, moins son costume est couvrant sauf si le personnage incarné est comique.
Attention : rôle strictement masculin, les femmes  peuvent éventuellement être des naïades (voir ci-dessous)
- 12 à 16 personnes qui assisteront aux répétitions du spectacle (car rien n'est improvisé dans un show de Lucha Libre...) et qui pourront indiquer quand applaudir, souffler les slogans et autres cris à la foule.

Puis, fouillez dans les armoires de tous les membres de votre famille, afin de vous constituer votre costume de scène.
Gardez à l'esprit que ce costume sera votre identité : il doit être compréhensible immédiatement. Si vous êtes un gentil, choisissez des couleurs claires ; si vous êtes un méchant, vous pouvez piocher sans réserve dans la garde Punk Néo-gothic de votre ado / neveu / cousin / etc. (pensez aux musiciens du groupe KISS)

Une tenue de luchador inclut :
- une cape à vos couleurs, aux mêmes dimensions que celle de Batman ou de Superman. Vous la porterez lorsque vous entrerez en scène entourée de belles naïades (recrutez ces jeunes femmes dans votre entourage mais pensez latino-américain : des courbes !)
- un collant en Lycra (type années 80), un peu trop petit pour qu'il soit bien moulant. Selon votre physique et le personnage que vous créez, gardez ce collant long ou bien coupez-le au ras des fesses.
L'ajout de bandes ou de motifs dorés ou argentés sera un plus, surtout positionnés aux endroits stratégiques.
- Portez des chaussons de gymnastique que vous teinterez et décorerez à vos couleurs. Les genouillères sont un plus, surtout lorsque vous effectuerez des enchaînements.
- Créez un masque à partir d'une chutte de votre collant en Lycra. Prévoyez des ouvertures pour les yeux et la bouche, mais pas pour le nez et décorez le masque à vos couleurs (Crête rouge si vous êtes un méchant ; masque autour des yeux façon super héros si vous êtes un gentil)
Ne prévoyez rien pour le buste. Vous serez torse nu.

Choisissez votre nom. Pour vous donner quelques pistes, les gentils s'appellent Mystico, El Angel... et les méchants Felino, Mephisto, etc.

Il ne vous reste plus maintenant qu'à travailler les enchaînements en vue de présenter un spectacle de Lucha Libre. Pour ce faire, il suffit de vous rappeler vos cours de gymnastique (pour les roulades notamment), de danse (lorsque vous aurez gagné, esquissez un pas de danse, cela plaît beaucoup - également des connaissances en rock accrobatique sont un plus lors du spectacle) et d'escalade.

Vous êtes prêt pour votre premier spectacle de Lucha Libre.

Vous pourrez vous produire sur un ring cerné de trois rangs d'élastique de bonne qualité, ni trop lâche ni trop raide ; le dernier rang étant à hauteur d'épaule. Placez les 12 ou 16 personnes sur l'un des côtés du ring pour qu'ils encouragent la foule. Passez une annonce sur Facebook en précisant bien les dates du spectacle.

Voici enfin quelques enchaînements faciles pour débuter :
A votre entrée sur scène, effectuez un saut périlleux avant pour franchir les 3 rangs d'élastiques qui ferment le ring (cf. vos cours de gymnastique, niveau Collège).
Lors du premier contact avec votre adversaire, laissez vous tomber de tout votre long en arrière, bien à plat.
En réponse, traversez le ring en courant, faites un arbre droit au pied des rangs d'élastiques, poussez sur vos bras pour repartir en arrière, double saut périlleux arrière, atterrissage sur les épaules du méchant.
Attaque suivante : le méchant vous soulève en l'air, vous passez vos jambes autour de sa tête, 3 tours sans les mains puis emporté par l'élan, votre adversaire se laisse tomber pour que vous ayez le dessus (c'est ici que le rock accrobatique est un plus).
De joie, vous courez vers l'un des angles du ring, montez les trois rangs d'élastique comme une échelle (pied droit sur le 1er rang, à droite du poteau ; pied gauche sur le 2nd rang, à gauche du poteau, etc.) - cf. notions d'escalade.
Lorsque vous êtes en équilibre sur le 3ème rang d'élastique, vous manifestez votre joie en sautant sur place puis nouveau saut périlleux arrière pour arriver à plat ventre sur votre adversaire au sol.
Si ce dernier reste plus de 3 secondes les épaules contre le sol (durée des secondes variable selon l'avancement du spectacle), vous êtes le vainqueur.

Et tout ceci, sans vous faire mal, ni faire mal à votre adversaire bien sûr... Bravo, vous êtes un vrai Luchador !

Pour vous remettre de ces émotions, quelques photos de mon Luchador préféré, Maximo :

    

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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 22:46
A l'arrivée des Espagnols dans le Nouveau Monde, quel n'a pas du être l'étonnement des Indiens face à des hommes à barbe, vêtus de métal, crachant du feu...

D'un côté : l'or, les plumes, les armes en obsidienne ; de l'autre, la poudre, le fer et l'avidité. Un véritable choc des cultures.



Aujourd'hui, la culture mexicaine est riche de ce métissage. Pourtant, la rencontre de ces deux mondes a été plus que violente.

Une fresque par Jorge González Camarena, dans le Castillo de Chapultepec (Mexico DF) rend très bien cette idée : un Indien et un Espagnol s'entretuent. Son titre ? "La fusión de dos culturas"...

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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 03:23

Avant que les Espagnols ne s'emparent de la ville, Mexico City s'appelait Tenochtitlan. C'était à la fois la capitale et le centre spirituel le plus important de la civilisation mexica. Le Templo Major était même considéré comme le centre du monde pour cette culture...

 

L'une des fresques du Palacio Nacional (par Diego Rivera) laisse imaginer l'étonnement ressenti par nos Conquistadores en découvrant Tenochtitlan... Une cité lacustre aux constructions allant jusqu'à 45m de haut (pour le Templo Major) et qui comptait alors 200 000 habitants !



Très vite, les Espagnols prennent le pouvoir et détruisent la cité mexica. Les pierres sont alors réutilisées pour donner corps aux superbes palacios et églises de ce qui allait devenir Mexico City.

(Lithographie rehaussée de couleur de Casimiro CASTRO, 1874-1878)

Le sol très meuble, les inondations et les tremblements de terre récurrents conduisent les Espagnols à assoir leurs constructions sur des plate-formes, elles-mêmes soutenues par des pilotis enfoncés dans le sol. Technique copiée sur les Mexicas...

Malgré cela, de nombreux édifices vont progressivement s'enfoncer dans le sol ! Ainsi, à DF beaucoup d'églises sont penchées ou situées quelques mètres en dessous du niveau de la rue...

  

 

Les Mexicas avaient quant à eux une toute autre technique. Le Templo Mayor a ainsi été recouvert de plus de 5 "couches" successives pour compenser son affaissement - tout en bénéficiant d'améliorations et d'agrandissements...


        

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