Mexique

Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 02:04

Nous venons de passer deux jours très sympathiques à Guadalajara (état de Jalisco) chez Prisca et Mélodie, Couchsurfeuses confirmées.



La ville est jolie, avec notamment l’Instituto Cultural Cabañas, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un ancien orphelinat qui compte 23 patios où les fontaines chuchotent pendant que les arbustes s’épanouissent dans une atmosphère paisible.


La chapelle est décorée de fresques d’Orozco et attire les foules : l’artiste a déployé des prouesses techniques et optiques pour compenser l’arrondi des plafonds et de la coupole.



Sur le zocalo, la cathédrale jouxte le Palacio de Gobernio avec des murals… d’Orozco.
Un guide nous propose ses services et commente les fresques dans un sabir mi-français, mi-espagnol, mâtiné de quelques mots d’anglais. Il propose également des visites en russe ou en japonais. Cela doit être quelque chose !


Le jour de notre départ, nous prenons un combi pour rejoindre la central de autobuses.

Admirez la décoration des rétroviseurs !

 



Il est presque 10 heures du soir et il y a plus de bus que de clients... Commence une course poursuite sur le périphérique : c’est à qui passera devant pour ramasser les rares passagers aux arrêts. Notre chauffeur joue des vitesses, fait abstraction des irrégularités du sol ou des topes pour finalement faire une queue de poisson à l’un de ses collègues.


Avec nos gros sacs, nous nous sommes installés sur les sièges du fond. Nous tressautons en rythme sur le macadam pommelé. Il ne manque que le costume Orangina et une caméra : la nouvelle campagne de publicité est toute trouvée !

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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /Juil /2009 06:20

Au Mexique, il est amusant d'observer un Mexicain aux abords d'une église. Il se signe, entre très souvent pour dire une prière - ou pour s'abriter de la pluie ! - puis s'en va.



Le rapport des Mexicains avec la religion est vraiment différent de ce que nous pouvons voir en France. Lors de la fête du barrio La Magdalena à Uruapan, la fanfare a accompagné les porteurs de toritos (des taureaux de papier équipés de fusées et pétards en vue du feu d'artifice de la soirée) jusque dans l'église. Essayez de prier avec des cuivres qui vous soufflent dans les oreilles ! Certaines boissons qui coulaient en abondance ce jour-là devaient aider les fidèles à la concentration...



Egalement, les personnes portent des fleurs ou des ex-votos à leur saint préféré. Ici, une nuée de cadenas offerts en dévotion à Saint Ramon...



Je n'ai jamais vu d'églises aussi fleuries, avec jusque 20 bouquets décorant les autels principaux et secondaires.

Les enfants sont juchés sur les autels, devant la statue d'un saint, pour être immortalisés sur pellicule.

Les messes remplissent les églises à chaque heure du jour (parce qu'il y a des messes à 7, 9, 10, 11, 12 heures, etc.) et ce tous les jours.

Les chapelets sont encore fabriqués en or ou en argent et sont portés quotidiennement en tour du cou. De nombreuses boutiques sur le zocalo à DF proposent des pendentifs à caractère religieux, sertis de diamants, comme ce médaillon représentant la Cène.



Les séminaires font de la publicité grand format sur le périphérique ou dans les églises et prêchent pour leur clocher. Il est d'ailleurs très savoureux d'admirer ces publicités... et il me semble que ces jeunes postulants doivent inspirer des idées pas très catholiques aux jeunes filles...

 

 

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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 15:37
Nous rentrons de quelques jours passés sur la côte pacifique, entre Lazaro Cardenas et Manzanillo. Trois plages pour goûter les vagues de l'océan et vivre en vrais routards, sous la tente !

Pas d'Internet ni d'eau courante donc, mais le sable qui colle à la peau et la chaleur moite à chaque heure du jour et de la nuit. Nous nous répartissons les tâches : j'aime beaucoup ce sable noir très fin, mais pas soudé à ma peau ; Etienne peste contre la chaleur qui trempe draps et vêtements en quelques minutes.



Ce sont véritablement les premiers jours chauds de notre séjour au Mexique : nous sommes dans la Tierra caliente ! Cela se passe de traduction, je pense que vous comprenez l'idée...

D'Uruapan, notre ville de départ, nous avons observé des changements progressifs dans les paysages. Davantage de cactus parmi les arbres ; puis moins d'arbres ; et pour finir, les vaches cherchent l'ombre sous les cocotiers !


Les plages que nous découvrons sont de toute beauté : des paillottes et les vagues ; pas de grands complexes hôteliers qui occultent la vue, pas de vendeurs de chichis ni de voisins...

La Soledad :

    


Pichilinguillo, petite crique aux eaux bleues. Etienne décide de s'établir ici. Roman sans paroles :

    

    

Maruata, avec sa plage immense :

    


Au menu, poisson grillé (sauce pimentée), cerviches de poisson ou crevettes, soupes (de poisson), tacos (de poisson), le tout accompagné d'une noix de coco pour nous désaltérer... Tout est très bon et très frais.

Le matin, notre tente est entourée de traces que laissent de curieuses petites bestioles. Dès la nuit tombée, elles parcourent le sable, sans chercher à gagner la mer ou même à aller quelque part en particulier... Au matin, elles s'enterrent dans le sable au centre de monticules aussi grands que ceux laissés par des taupes.

Parmi nos visiteurs, ce crabe (Identification ? A vous les biologistes !) - mais pas de tortues. La saison est trop avancée et les bébés tortues ont déjà retrouvé le chemin de l'océan...

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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 17:47

Nous voici prêts à repartir du village d’Angahuan, étape pour les courageux qui souhaitent monter en haut du volcan Paricutin (2 800m).


Ce volcan est le plus jeune du monde, surgi parmi les champs de maïs un beau jour de 1943.

Pour son éruption, beaucoup de cendres, une coulée de lave très visqueuse qui donne aux habitants des environs le temps de se mettre à l’abri. Pas de morts donc lors de son éruption mais une église engloutie sous la lave avec quelques pans de murs et un clocher encore visibles.

    

Un site certainement très beau si la nuée de touristes et de vendeurs ambulants n’en troublait pas la paix. Il ne faut donc pas venir à Angahuan uniquement pour l’église engloutie, sous peine d’être déçu…


Lors de notre arrivée dans le village, nous prenons un guide et des chevaux pour nous rendre jusqu’au volcan. Apparemment le chemin est long et difficile pour l’atteindre et sans guide, il est très difficile de trouver sa route.

Intox ! Il faut effectivement une bonne journée pour se rendre au volcan et en revenir mais des routards plus zélés ont parcouru le chemin seuls et ont su trouver leur route. Nous avons le sentiment d’être de vrais touristes sur nos montures…

    

Nous parcourons tout de même des paysages extraordinaires, le sol couleur cendre, la végétation très verte et des montagnes à perte de vue dans le bleu du brumeux du petit matin.





De près, le volcan pourrait ressembler à une taupinière, un cône très haut.


Un chemin monte en ligne droite jusqu’à son sommet et nous nous engageons sur cette voie. A chaque pas, le pied s’enfonce dans la cendre jusqu’à mi-mollet et glisse en contrebas. En 4 mètres, nous suons et soufflons.


Changement de technique et grimpette parmi les rares herbes et arbustes qui poussent entre les cailloux. Le chemin est plus aisé mais tout de même fatiguant.

Etienne et notre guide – un gamin de 10 ans – sont loin devant pendant que je souffle mais finalement nous nous retrouvons tous au sommet pour faire le tour du cratère.




La vue est toujours aussi belle avec la coulée de lave qui s’étend sous nos pieds.





Enfin, la descente, terminée en moins de 15 minutes et en courant, s’il-vous-plaît ! C’est très fun de « skier » dans la cendre ! Dommage que la montée coûte autant, on recommencerait volontiers…

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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 17:03

Effectivement, nous ne sommes pas très réguliers dans nos nouvelles. Nous avons quitté la capitale et les connexions Internet se font plus rares au fur et à mesure que les villages rétrécissent…

Et notre emploi du temps est plus que chargé. Jugez plutôt…

- Lever en fonction de nos hôtes mais tôt afin de profiter des visites sans chaleur ni foule. Pour cette dernière, entre nous soit dit, ce n’est jamais vraiment un problème ;
- Site précolombien, musée ou centre historique le matin ;
- Déjeuner vers 15h ;
- Visites l’après-midi puis retrouvailles avec nos hôtes en fin de journée ;
- Repas, un p’tit verre et au dodo….

Au dodo ?… si seulement ! Etienne boit du vin, du pulque (sève du mangey, un cactus de la famille des agaves, fermentée et éventuellement parfumée avec toutes sortes de fruits) ; accepte de jouer les prolongations à 1h du matin, après une soirée déjà bien remplie ! Et c’est lui qui me pousse du lit le matin ! A croire qu’Etienne a été changé dans l’avion…

 

 Sur la place Garibaldi, à Mexico DF, avec Liliana et Juan
(la photo est floue mais votre dévouée paparazzi n'a pu faire mieux...)


Vous comprendrez donc qu’après tout cela, l’enthousiasme des scribouillards soit émoussé…



Maintenant, Patzcuaro...

Nous venons de quitter Patzcuaro, petit village de l’état du Michoacan, réputé pour son centre très bien conservé et son lac aux îles très touristiques. Merci d’ailleurs à Paulo qui nous a trouvé une chambre d’hôtel sur la place principale de Patzcuaro du jour au lendemain !

 



Ce village ne vole pas sa réputation avec ses bâtisses aux murs de torchis peints en rouge et blanc. Toutes les enseignes sont peintes en lettres noires au-dessus des portes du même rouge que les murs. C’est superbe. Et les toits s’avancent sur la rue, procurant un abri salutaire lorsqu’il pleut le soir.


    

Beaucoup de bel artisanat et un mercado très appétissant. Entre les stands de fruits exotiques, les femmes indiennes proposent des figures de paille ou des textiles tissés et brodés main.

Dans la rue, plus de combis que de voitures. On n’attend jamais longtemps pour rejoindre la gare routière ou se rendre au lac. Mais lorsqu’il pleut violemment, pas d’abri bus pour se protéger des gouttes !


Nous avons soigneusement évité de nous rendre sur les îles du lac, hauts lieux touristiques. Nous avons plutôt multiplié les points de vue de la terre ferme et apprécié la campagne environnante.


    


    


Etienne a vu son premier cratère de volcan après plus de 390 marches ! Mais ce que nous avons vu, était-ce vraiment le cratère ?...
(je vous donne un indice : non ! c'était une carrière. C'est fou le charme que l'on trouve à une carrière lorsqu'on croit que c'est un cratère...)

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